Pierre Edouard BEAUDOIN, 19081983 (âgé de 74 ans)

Nom
Pierre Edouard /BEAUDOIN/
Type de nom
nom à la naissance
Prénom(s)
Pierre Edouard
Nom de famille
BEAUDOIN
Naissance
Note : Témoins :

Témoins :
Jule Marie KERAUDY maître de marine en retraite aïeul de l'enfant.
François GUYADER Gendarme en retraite 54 ans voisin

Mariage
Militaire
Résistant
entre 1942 et 1945 (âgé de 36 ans)
Note : Année d’entrée en résistance ou F.F.I. : 1942

Année d’entrée en résistance ou F.F.I. : 1942
Résistance : Groupe Action Directe, (C.L.L Brest), D.F
Unité : Inconnue
Pseudonyme(s) : Cloarec / Kerjean
Secteur(s) d’action : Brest
Médaille de la Résistance
Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de Bronze.

Profession
commerçant en fruits et legumes
Décès
Sépulture
16 avril 1983 (2 jours après le décès)
Note : La sépulture de Pierre Beaudoin se trouve dans le cimetière de Saint-Marc à Brest [Carré 7, Rang 10, Tombe 10-11-12]
Identifiant unique
7C6A9C3806984E1893F4A7C54DD3A672E97C
Note

Pierre Beaudoin effectue son service sous le drapeau en 1928 dans la Marine Nationale comme matelot secrétaire.
A son retour à la vie civile, il travaille comme grossiste en fruits et légumes. Il réside rue des petits Jardins à Brest et le 12 août 1931 il épouse Jeanne Charlotte Marie Cavarec à Saint-Marc, de cette union naissent 4 enfants.

Il entre en résistance en septembre ou novembre 1942 par l’intermédiaire de Paul Masson du réseau Alliance, sans devenir un agent officiel.
Pierre met alors son domicile à disposition pour les réunions et en fait une boîte aux lettres clandestine.
Pierre Beaudroin noue également contact, sans l’intégrer pour autant, avec le réseau Ronsard-Marathon par l’entremise d’Arsène Joncourt.

En 1943, alors que le réseau Alliance de Brest vit ses dernières jours, Pierre Beaudoin intègre le mouvement Défense de la France et son corps-franc, le groupe Action Directe.
Il devient rapidement le chef cantonal pour Brest du mouvement. Son magasin sert à l’instruction militaire des jeunes du corps-franc.

Il travaille en étroite coopération avec ses agents de liaison, Jean Gueguen, mesdames Calvez (mère et fille). Ainsi qu’avec ses agents de renseignement, Pierre Thomas, Yves Denniel et Hippolyte Kerdraon.

En mars 1944, quand les armes parachutés en février arrivent du centre Finistère, il en prend en charge une partie avec son camion pour les ramener sur Brest. Pierre les entrepose chez lui.
Le 26 avril, aux aurores, avec Yves Hily, Julien Kervella, Gaston Viaron, Georges Hamon et Yves Hall, une importante quantité de grenades et de munitions de 9mm est volé dans les locaux de la mairie de Gouesnou.
Le lendemain, au cours d’une nouvelle opération sur Brest, il est blessé par balle et soigné par le Dr Jacq.

Le 25 mai 1944 à l’aube, Pierre Beaudoin monte sur Ploudalmézeau avec Yves Hall et y retrouve Pierre Rivière.
L’opération consiste cette fois à enlever l’inspecteur Louis Fagon des renseignements généraux de Brest, résidant au bourg de Ploudalmézeau.
Ce dernier semble enquêter activement les membres du groupe Action Directe, les résistants veulent donc lui mettre un coup de pression.
A bord d’une Citroën traction, les trois résistants guettent non loin du domicile. Vers 7h45 l’individu sort de chez lui, il est aussitôt menacé d’une arme avec la consigne de les suivre.
Mais l’opération échoue, l’inspecteur crie et parvient à s’enfuir, trop exposé les résistants n’insistent que quelques mètres pour tenter de l’appréhender avant de rebrousser chemin et regagner Brest en voiture.

Fin mai 1944, après la vague d’arrestations dans le groupe, se sentant traqué par les agents allemands du S.D de Brest, il prend le maquis et trouve refuge chez la famille Quéré de Lestaridec à Guipavas.
Sa femme part se réfugier à Paris alors qu’elle vient d’accoucher d’un fils.

Avec l’arrivée des troupes américaines dans le secteur de Brest, Pierre Beaudoin se met à la disposition d’une compagnie d’artillerie qui participe au siège de la ville puis à la bataille du Menez Hom.
Après la libération, il monte à Paris retrouver sa femme et son fils qui s’y étaient réfugiés en attendant des jours meilleurs.

En décembre 1944 il est rappelé dans la marine et embarque sur le croiseur Duquesne à Cherbourg. Avec ce bâtiment, il participe à la réduction de la poche de Royan et de l’île d’Oléron.

Il devient par la suite Vice-président du Comité de Libération de Brest et Vice-président de l’association Défense de la France à Brest.

Au total, Pierre Beaudoin aura réalisé 21 attaques à mains armées pour la résistance. Pour toutes ses actions, il reçoit les distinctions suivantes :

  • Croix de Guerre 1939-1945, avec étoile de Bronze
  • Médaille de la Résistance

La sépulture de Pierre Beaudoin se trouve dans le cimetière de Saint-Marc à Brest [Carré 7, Rang 10, Tombe 10-11-12]

Dernière modification
21 août 202021:09:11
Auteur du dernier changement : admin
Famille avec les parents
père
18741952
Naissance : 3 décembre 1874 26 24 Châteauneuf du Faou, Finistère, France
Décès : 30 décembre 1952
mère
18821976
Naissance : 30 août 1882 25 Saint Marc, Finistère, France
Décès : 17 décembre 1976
Mariage Mariage8 octobre 1901Saint Marc, Finistère, France
7 ans
lui
19081983
Naissance : 15 juillet 1908 33 25 Guelmeur, Saint Marc, Finistère, France
Décès : 14 avril 1983Saint Marc, Brest, Finistère, France
Famille avec Jeanne Charlotte Marie CAVAREC
lui
19081983
Naissance : 15 juillet 1908 33 25 Guelmeur, Saint Marc, Finistère, France
Décès : 14 avril 1983Saint Marc, Brest, Finistère, France
épouse
19111988
Naissance : 2 avril 1911Saint Marc, Finistère, France
Décès : 4 mars 1988Saint Marc, Brest, Finistère, France
Mariage Mariage12 août 1931Saint Marc, Finistère, France
5 ans
fils
1936
Naissance : 17 mars 1936 27 24 Rue Amiral Cras, Saint Marc, Finistère, France
-4 ans
fils
19322017
Naissance : 27 avril 1932 23 21 Saint Marc, Finistère, France
Décès : 21 mai 2017Quimper, Finistère, France
fils
fille
19531997
Naissance : 22 mars 1953 44 41 Brest, Finistère, France
Décès : 7 août 1997Brest, Finistère, France